Tiguentourine et les Enjeux International - تيقنتورين..الحرب على الجزائر
Prise d'otages d'In Amenas :
La prise d'otages d'In Amenas, également appelée prise d'otages de Tiguentourine, est une prise d'otages massive menée du 16 janvier 2013 au 19 janvier 2013 par « Les Signataires par le sang » un groupe armé islamiste dissidents d'Al-Qaida au Maghreb islamique sur le site d'exploitation gazière de Tiguentourine situé à 45 km à l'ouest d'In Amenas, dans le Sahara, au sud de l'Algérie.
Cette opération, préparée de longue date , a permis à ses auteurs de réclamer, entre autres, l'arrêt de l'intervention militaire française au Mali lancée cinq jours auparavant. Plus de 800 personnes travaillant sur le site gazier ont été prises en otage par les terroristes. Les derniers otages ont été libérés le 19 janvier, lors d'un deuxième assaut de l'armée algérienne qui a permis de reprendre le contrôle total de l'usine gazière. Selon un bilan algérien du 21 janvier, 37 otages et 29 terroristes ont trouvé la mort.
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Attaque terroriste :
La prise d'otages a commencé le 16 janvier 2013 à l'aube, lorsqu'un groupe d'une quarantaine de terroristes fortement armés, équipés d'armes récupérées en Libye à bord d'une dizaine de 4x4. Une semaine auparavant, une soixantaine de jihadistes ont quitté Aguel'hoc, au Mali pour la Libye, de là ils ont reçu un groupe d'appui pour lancer l'attaque sur In Amenas.
L'opération débute par l'attaque un autobus transportant des travailleurs expatriés, principalement japonais, qui quitte le site d'une plateforme gazière coexploitée par BP, Statoil et Sonatrach à In Amenas, près de la frontière libyenne. Cette attaque échoue grâce à la riposte de l'escorte du bus mais un Algérien, un Britannique et trois Japonais sont tués.
Après cette première action, le groupe se dirige vers la base-vie et en enfonce la porte d'entrée avec une voiture-bêlier. Les terroristes ont peut-être bénéficié de complicités et d'informations pour s'introduire si facilement sur le site, notamment de la part d'un des preneurs d'otages, qui était un ancien salarié du site gazier. Un des otages algériens capturé par le MUJAO à Gao, au Mali, en avril 2012, aurait également donné des informations aux jihadistes. Plusieurs centaines de personnes essentiellement algériennes, mais aussi une centaine d'Occidentaux de nationalités norvégienne, autrichienne, roumaine, japonaise, française, américaine et britannique, employés de la base et sous-traitants, sont pris en otage par les terroristes, qui visent d'abord à prendre des otages étrangers. Les terroristes minent également les alentours de la plateforme.
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Assauts de l'armée algérienne :
Le 17 janvier 2013, en fin de matinée, des jihadistes tentent une sortie avec cinq ou six 4x4, dont plusieurs sont chargés d'otages. Un hélicoptère Mil Mi-24 intervient vers 14 h 25 et bombarde le convoi. Trois ou quatre véhicules sont détruits, plusieurs terroristes sont tués, ainsi que des otages, les deux véhicules rescapés se replient sur le site.
L'hélicoptère se rapproche alors de la zone de vie, tandis qu'au sol, les forces du GIS, du DSI et du 18e régiment parachutiste commando progressent sur la base-vie et abattent 11 jihadistes, dont Abou al-Baraa. Durant ces combats, des otages périssent, d'autres sont libérés. Certains otages étrangers ainsi qu'une trentaine de travailleurs algériens ont réussi à échapper des mains de leurs ravisseurs à l'aube et s'enfuient pendant l'assaut. La chaîne CBS évoque bien le survol de la base de vie par un drone américain, mais l'information paraît suspecte. En réalité, il s'agirait plutôt d'un aéronef télépiloté de l'armée de l'air algérienne, à savoir un Seeker II, d'origine sud-africaine.
Dans la nuit du 17 janvier 2013, les forces spéciales algériennes disent avoir repris le contrôle de la base-vie du site, mais pas encore de l'usine, où se sont retranchés plusieurs preneurs d'otages.
Le samedi 19 janvier à la mi-journée a lieu le deuxième assaut de l'armée algérienne, cette fois contre l'usine où sont encore retranchés une dizaine de terroristes avec des otages. Cette offensive se termine tragiquement : 7 otages étrangers sont exécutés par leurs ravisseurs et ceux-ci sont abattus par l'armée.
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